Comment créer l’arc de transformation d’un personnage : analyse de Harold dans Dragons
Harold est l'un des personnages les plus intéressants des studios Dreamwork et, personnellement, l’un de mes personnages préférés au cinéma.
Narrativement, c'est aussi un personnage important, donc l'arc de transformation s'étend sur toute la saga et qui ne suit pas une courbe narrative classique.
Commençons à décrypter la construction de ce personnage et les mécanismes du scénario qui rendent Harold si attachant.
Analyse par séquence du premier film
Introduction, l’attaque des dragons
Dans les premières minutes du film, la lutte contre les dragons et sa narration en voix off dessinent son portrait : un ado maladroit (ce que vient renforcer son nom en version original : Hiccup, hoquet), une carrure petite et fine, une attirance pour la ruse et la technique plutôt que la force.
Dans l’introduction, Harold est présenté en opposition avec la figure de Stoïk, son père et chef du village (grande carrure, sans peur, force brute qu’il utilise pour combatte à mains nues face aux dragons, autorité respectée), puis des autres adolescents du village (agissant en groupe, sûrs de leur place).
Ces différences placent Harold en personnage outsider, en décalage avec le reste de son village et mal accepté.
« Arrête d’être toi tout entier » - Gueulfor
Pour être accepté en tant que Viking, il faut devenir un tueur de dragon.
« chez nous, tuer un dragon, y a que ça qui compte » / « personne n’a jamais tué un furie nocturne. C’est pour ça que je vais être le premier. » - Harold en voix off
À la fin de la séquence, Harold réussit à abattre un furie nocturne à l'insu de tout le village, puis est sauvé d'un autre dragon par Stoik.
Le conflit père/fils
Après une introduction du contexte, du caractère d'Harold et de son objectif, la séquence suivante apporte des précisions sur le conflit central de ce premier film : Harold face à sa place parmi les Vikings, et plus encore face aux attentes paternelles.
« S’il y a que l’aspect, ça irait. C’est ce qu’il y a à l’intérieur qui le dérange. » - Gueulfor
Tout l'arc d'Harold est étroitement liée à la figure de Stoïk, image du Viking par excellence, du chef et du père.
« Gueulfor : Tout ça pour te dire : essaie pas à tout prix de devenir autre chose que ce que tu es.
Harold : Je veux simplement être l'un des vôtres. »
En quelques répliques échangées avec Gueulfor, la motivation d'Harold est établie : un besoin de reconnaissance en tant que Viking, et surtout de la part de son père.
La scène suivante crée un parallèle avec cette fois une discussion entre Stoïk et Gueulfor. Le forgeron sert de passerelle entre le père et le fils, donc la communication est au point mort.
Stoik prône la force, la puissance, la domination de l'homme sur la nature.
« Déjà tout petit, je savais ce que j’étais. (…) Harold ne tient pas de moi » - Stoïk
Cette opposition place Stoik en antagoniste du premier opus, mais on y reviendra.
La rencontre et l'installation du dilemme
Harold part à la recherche du dragon qu'il a abattu. Quand il le découvre, pris dans le piège qu'il a créé, Harold a espoir que tout puisse s'arranger et que les conflits avec son père cessent.
« Je vais te tuer, dragon. Après, je prendrai ton cœur et je le donnerai à mon père. J’suis un Viking… J’suis un Viking ! » - Harold
Mais, au lieu de l'achever, il choisit de le libérer et le dragon l'épargne à son tour.
Cette courte séquence marque le début du dilemme qui sous-tend tout l'arc de transformation de Harold, entre son désir de reconnaissance par les siens et l'affirmation de ce qu'il est.
En rentrant chez lui, alors qu'Harold est convaincu qu'il ne veut plus tuer de dragon, Stoïk l'autorise à aller à l'entrainement dragons et lui fait jurer de montrer qu'il peut être un Viking comme les autres.
« Quand tu tiens cette hache, tu nous tiens tous avec toi. Tu marches comme l’un des nôtres. Parles comme l’un des nôtres. Penses comme l’un des nôtres. Il y a plus de… ça (en désignant Harold) » - Stoïk
Contraint, Harold promet.
Transformation du personnage par la transformation de son regard
S'ensuit une suite de scènes avec le premier entrainement des jeunes Vikings, la seconde rencontre entre Harold et le dragon, et le second entrainement.
« Un dragon essaiera dans tous les cas Tous. Les. Cas. De vous tuer. » - Gueulfor
La dissonance entre le discours de ses pairs face aux dragons et sa rencontre avec le dragon amorce chez Harold une remise en question de ce qu'il désire mais aussi des représentations qu'on lui a transmises. Le furie nocturne en particulier n'a jamais pu être approché ni dessiné tant il est réputé dangereux.
« Extrêmement dangereux, à tuer sur-le-champ »/ « Ne jamais s’attaquer à ce dragon » - extrait du Manuel des Dragons
Après l'entrainement, Harold retrouve le furie nocturne et l'observe, piégé entre des rochers, incapable de voler avec la moitié de queue qu'il a perdu à cause de son piège.
Avec l'arrivée de ces questionnements aussi tôt dans l'intrigue, le scénario s'axe moins sur l'histoire d'un personnage qui se trompe de quête que sur un protagoniste qui comprend les erreurs commises par sa communauté. Les dragons sont-ils si dangereux qu'on le prétend ? La trajectoire plus classique avec une prise de conscience tardive est réservée à d'autres personnes, comme Stoïk ou Astrid.
Lors du second entrainement, une deuxième figure d'opposition se concrétise avec le personnage d'Astrid :
« Le combat que mènent nos parents maintenant, c’est le nôtre. Il va falloir que tu choisisses ton camp. » - Astrid
Jeune fille sûre de son destin et tueuse de dragon en devenir, elle est ce qu’on attend d’un Viking et appréciée pour cela.
Premiers contacts : La concrétisation
Dans la séquence suivante, Harold nomme le dragon Krokmou (Toothless dans la version originale) et s'approche peu à peu de lui. Tous les deux s’apprivoisent dans leur comportement humain/dragon, jusqu’au premier contact.
C'est sans doute la scène la plus mythique de la saga Dragons, pour sa beauté et pour tout ce qu'elle implique dans la naissance du lien entre Harold et Krokmou : Harold se place à la merci du dragon en tendant la main et en détournant les yeux, mais ce n'est pas non plus lui qui initie le contact. Il attend que Krkomou pose sa tête contre sa paume.
Contrairement à son père, Harold ne cherche aucune forme de domination, dans la violence comme dans l'amitié. Par ce contact, tous les deux se reconnaissent l’un l’autre comme des êtres égaux, hors de la brutalité qui lie habituellement Vikings et dragons.
À partir de cette scène, le personnage d'Harold réalise qu'il a réussi quelque chose d'unique, mais son dilemme précédemment évoqué l'oblige à garder tout cela secret.
Prise d'envol et révélation personnelle
Le film d'animation enchaine plusieurs séquences rapides entre les entrainements d'Harold avec les autres jeunes Vikings et ses moments privilégiés avec Krokmou, établissant toute une série de parallèles.
Alors qu'Harold travaille à rendre sa capacité à voler à Krokmou, il utilise les connaissances acquises auprès de son nouvel ami pour s'illustrer dans l'arène. Peu à peu, Harold déconstruit les connaissances des Vikings sur les dragons et se les réapproprie. Il apprend à les connaitre sans les considérer comme des ennemis et attire l'attention de tout le village grâce à ses exploits, jusqu'à berner son propre père.
Cette suite de séquences connait son apothéose dans les expérimentations de vol d'Harold avec Krokmou. Si elles servent d'abord à tester le système de gouvernail qu'il a créé pour remplacer sa queue, elles mettent en scène leur complicité grandissante et révèle l'aptitude sur laquelle repose le reste du développement d'Harold dans la saga : ses instinct pour voler à dos de dragons.
À ce stade, Harold devient plus proche de l'esprit des dragons que de celui des Vikings.
Paroxysme du dilemme et première révélation extérieure
Grâce à ses explots, Harold est déclaré champion devant Astrid, recevant l'honneur de tuer un dragon devant tout le village. Pour l'occasion, son père lui offre son casque à cornes, symbole par excellence du Viking à Beurk.
« Sois fier de le porter, tu le mérites. T’as rempli ta part du contrat. » - Stoïk
Cette fausse réussite incarne littéralement la scène-type de l'illusion de victoire avant la chute du protagoniste en narratologie. Tout semble s'arranger dans son lien avec Stoïk, mais le malentendu et les mensonges qui en découlent ne permettent pas de rétablir une vraie communication entre eux.
Furieuse d'avoir été dépassée par Harold, qui n'avait au départ rien pour devenir champion, Astrid le confronte et découvre l'existence de Krokmou. Dans un baptême de l'air forcé pour la jeune Viking, Harold essaie de la convaincre qu les dragons ne sont pas ce qu'ils pensent.. et réussit !
Alors qu'il était prêt à s'exiler pour éviter le destin qu'on lui réservait, Harold comprend qu’il peut à la fois être lui-même et accepté par les siens. Il est convaincu qu’il ne veut pas être un Viking en tuant des dragons et l’affirme à haute-voix pour la première fois.
Le Point de non-retour : éclatement du dilemme et confrontation
Le jour où il doit tuer un dragon devant le village est arrivé. Harold sait que tout ce qu'il a caché va devoir être découvert. Le dilemme n'est plus possible, il est confronté à la nécessité de faire entendre son choix.
« C’est pas tellement le dragon qui m’effraie. » - Harold en parlant de Stoïk
Face au dragon et à tout son village, Harold jette son arme et son casque à cornes.
« J’suis pas un des leurs. » - Harold
Harold essaie de montrer la véritable nature des dragons en reproduisant son premier contact avec Krokmou, mais il n’est pas écouté et le furie nocturne venu à sa rescousse est capturé. Son geste entraine l'éclatement du conflit entre lui et son père :
« Harold : Papa, non… Une seule fois dans ta vie, tu veux bien écouter ce que j’ai à te dire ?!
(Stoïk le repousse)
Stoïk : Tu te mets du côté de ces animaux ? Tu n’es pas un Viking… et encore moins mon fils. »
Menés par Stoïk, les Vikings partent avec Krokmou pour qu'il leur révèle l'emplacement du nid des dragons et qu'ils le détruisent.
Tout semble perdu. Harold n'a pas convaincu les autres Vikings et il a perdu son meilleur ami. Mais, grâce à Astrid, Harold réalise qu'il n'a pas fait tout ça en vain. Non seulement il a réussi à la convaincre elle, mais il a fait ce que personne d'autre n'avait tenté avant lui :
« Harold : J’ai pas envie. Trois siècles de tradition et j’suis le premier Viking qui a pas envie de tuer un dragon !
Astrid : Le premier à voler dessus aussi.
(…)
Harold : Je l’ai pas tué, parce qu’il avait l’air aussi effrayé que je l’étais. Je l’ai regardé et là, c’est moi que j’ai cru voir. »
Une réplique sur laquelle on reviendra dans la dernière partie consacrée à Krokmou.
Être un Viking autrement : réconciliation
Lors de la bataille finale, Harold mène ses camarades montés sur des dragons et tue le dragon alpha caché dans le nid avec Krokmou.
Devant tout son village, il montre finalement qu'il peut faire preuve des qualités que l'on attend chez un Viking : la force, le courage, la détermination... mais aussi d'autres qualités : altruisme, entraide et empathie.
Si cette confrontation coûte à Harold une partie de sa jambe, brûlée par le dragon, elle initie la prise de conscience de Stoïk et de l'ensemble des Vikings : les dragons peuvent être leurs alliés quand on prend le temps de les comprendre et de les respecter.
Harold prouve que l'on peut être un Viking autrement et tout le village de Beurk est transformé grâce à lui.
Dans ce premier opus, l'arc de transformation d'Harold est marquant par l'impact qu'il provoque sur tout son environnement. Sa prise de conscience précoce et les différentes révélations qui parsèment l'intrigue en font un héros qui ne change pas mais apprend à se révéler.
Sa capacité à changer le monde qui l'entoure et ses valeurs, défendues à ses risques et périls, sont le socle des deux suites en animation et des nouvelles étapes dans le développement d'Harold.
Les suites : un arc de développement complet
Souvent critiquées, les suites de film pâtissent beaucoup d'un manque de profondeur de leurs intrigues et personnages. Le protagoniste mène de nouvelles quêtes, mais il a déjà résolu une grande partie de ses failles. Il ne fait alors que revivre les mêmes doutes que dans le premier opus ou ceux-ci sont transférés à son/ses enfant/s.
Avec le personnage d'Harold, la série Dragons a réussi à construire un arc de développement complet qui se fonde sur les leçons des précédents, les renforce ou les remet en question.
Contrairement aux schémas classiques d'une évolution constante à chaque épisode, ou à une cosntruction remise en question/changement, la trilogie Dragons construit l'évolution progressive d'Harold par un renforcement de ses valeurs, puis une remise en question complète.
Dragons 2 : Être un chef, autrement
Tout l'enjeu du deuxième opus pour Harold est d'assumer les responsabilités du rôle de chef que son père veut lui transmettre. S'il n'est plus un outsider dans son village, son identité n'est pas encore définie.
"Tu sais qui tu es, tu l'as toujours su. Moi, je cherche encore." - Harold à Astrid
Contre l'avis de tous, Harold veut faire changer Drago Poing-Sanglant, chasseur de dragons et antagoniste de cet opus, et lui montrer que la confiance vaut tout avec les dragons.
"Ceux qui tuent dans raison sont ceux qu'on ne peut pas raisonner" - Stoïk
Dans la continuité du premier film, l'opposition se maintient avec Stoïk : différentes manières de protéger Beurk, différents comportements. La mort de Stoïk bouleverse son idéalisme et sa refus du combat. Puis, elle brise son indécision et Harold endosse le rôle de chef :
"Je ne suis pas le chef que tu aurais aimé que je sois et je ne suis pas l'homme de paix que je croyais être."
"J'avais tellement peur de devenir mon père."
Malgré leurs différences, il finit par admirer son courage et son dévouement, avec leur valeur commune :
"Un chef protège les siens."
Il comprend que Stoik est un modèle de chef, dont il doit s'inspirer en partie, notamment savoir se battre quand cela est nécessaire.
Face à la violence brute de Drago, ses valeurs tiennent : son altruisme et son dévouement à protéger les siens. Si son entêtement lui coûte la mort de son père, qui se sacrifice alors qu'Harold refuse de combattre Drago, Harold devient le protecteur des dragons et du vivre-ensemble qui lui vaut, par l'intermédiaire de Krokmou, le ralliement de tous le dragons.
C'est sur le renforcement de ses idéaux que se conclue d'ailleurs le film :
"On est la voix de la paix. Petit à petit, on va changer le monde." - Harold en voix off.
Cette confiance accrue des dragons et le renforcement de son lien avec Krokmou résoud (temporairement) ses questions sur son identité.
"Toi et moi, on fait qu'un." - Harold à Krokmou
Dès les premières minutes du flm, Harold apprend à voler aux côtés de Krokmou grâce à son équipement ailé. Tout le film joue ensuite sur la symbolique de son équipement cachant des ailes et une dorsale de dragon, jusqu'à ce que sa mère explicite tout ce qu'il a de draconique :
"Tu as le coeur d'un chef et l'âme d'un dragon. Tu es le seul qui puisse réunir dragons et vikings. Voilà qui tu es, fils." - Valka
Dragons 3 : Avoir confiance en soi sans la force de son dragon = être un homme, autrement
Dans le troisième et dernier film, tout ce qu'a appris Harold est remis en question.
"Un jour tu vas tomber sur plus fort sur toi" - Gueulfor
Si les deux premiers films ont confirmé la primauté de ses valeurs face à la force brute, de Stoïk puis de Drago, le troisième oppose à Harold un antagoniste beaucoup plus dangereux. Grimmel le Grave attaque Harold sur son terrain : l'ingénuosité.
"Tu te trompes lourdement cette fois : Tu n'as jamais eu affaire à quelqu'un comme moi" - Grimmel à Harold
Grimmel est présenté comme la figure inversée d'Harold, qui a choisi de tuer le furie qu'il avait capturé lorsqu'il était jeune. Il joue sur toutes les craintes de Harold. D'abord, la comparaison avec la figure de chef de son père :
"Ce n'est pas un chef qu'ils ont : ce n'est qu'un gamin" - Grimmel
Il joue aussi sur la manière dont il nomme Harold : fils de Stoïk, Harold Horrib Haddock (son nom complet), mais jamais chef, cherchant à prendre l'ascendant psychique sur lui.
Ensuite, il appuie sur tout ce qui a construit Harold dans les précédents films : s'affirmer comme ami et protecteur des dragons, reconnu par les siens comme un dragonier de talent.
"Astrid : Il croit qu'il doit tout diriger seul (...)
-Valka : Tu crois en lui comme chef de tribu ?
- Astrid : Oui bien sûr. Je voudrais qu'il y croit aussi. Mais Harold est certain qu'il n'est rien sans son dragon."
Face aux envies de conquête des humains, le pacifisme d'Harold touche à ses limites. En rassemblant les dragons pour les protéger, ils finissent par attirer les convoitises. L'idée de rejoindre la Terre des dragons pour y être en sécurité ne peut aboutir.
"Notre monde n'est pas digne de vous. Pas encore." - Harold
Pour être en paix, les dragons doivent vivre de leur côté, à l'écart des humains. Ce ne sont pas seulement des animaux de compagnie. Harold repeint même le gouvernail de Krokmou qui passe du rouge (ses couleurs) à noir (ses écailles naturelles).
Harold est au pied du mur : il doit (ré)apprendre à être lui-même sans l'appui de la figure impressionnante d'un furie nocturne et son statut de dragonnier.
La confrontation finale de ce dernier film se concentre sur la rupture d'Harold avec tout ce qu'il a été : dans sa chute avec Grimmel, Harold se fait arracher les ailes de dragon de son équipement. Il n'est sauvé qu'au dernier moment par la furie éclair, après s'être délesté de sa prothèse de jambe.
C'est donc dans l'état de vulnérabilité le plus important de son parcours que l'évolution d'Harold touche à sa fin : il laisse partir les dragons, dont Krokmou, acceptant de devenir un homme, sans le village de son père et sans son meilleur ami.
Ce renouveau est la condition qui lui permet de devenir adulte, puis mari et père.
Son alter ego et les parallèles : Toothless / Krokmou
Comme l'affirme Harold dès le premier film, lui et Krokmou sont narrativement un seul et même personnage qui évolue ensemble.
Dès le premier film, l'animation introduit une série d'éléments communs à Harold et Krokmou :
- un gabarit plus petit que ses congénères,
- couleurs sombres des cheveux / des écailles,
- iris vertes,
- perte d'une partie d'un membre (jambe gauche / aileron gauche de la queue),
- âge identique (découvert dans Dragons 2),
- solitaire avec des difficultés à se lier avec les autres membres de son groupe (Dragons 3),
- sauvetage respectif
En plus de l'équipement d'Harold qui, de film en film, se raproche de plus en plus de l'aspect de Krokmou, leur émancipation connait une progression similaire : ils endossent leur rôle au sein de leur groupe ensemble (en tant que chef et alpha protecteurs des leurs), puis Krokmou réapprend littéralement à voler seul pendant qu'Harold se fait à l'idée qu'il doit vivre de ses propres ailes (humaines).
À mesure qu'Harold grandit et acquiert des capacités, les pouvoirs de Krokmou se développent également : le feu bleu qui irrigue tout son corps, puis sa capacité à disparaitre dans les éclairs.
Les parallèles créés par l'animation sont confirmés dans le dernier film avec l'apparition d'une compagne pour Krokmou, une furie éclair aux écailles blanches, qui rappelle la colorimétre claire d'Astrid par contraste avec les teintes sombres de Harold.
Derniers mots...
La saga Dragons décrit l'évolution d'Harold entre ses quinze et vingt-et-un, d'adolescent à jeune adulte.
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